Armand Robin
Originaire de Rostrenen.
1936. Au pied du chêne de Gwaz Kae, en Rostrenen, le jeune Armand découvre le monde en même temps que le français. C'est là qu'il revient à l'âge de 24 ans coucher sur le papier les premières lignes de son ?uvre romanesque, « Le temps qu'il fait ».
Sous l'arbre s'enracine une de ses trois passions : l'écriture, en prose ou en vers.
Du côté des hommes
- Qui sait écrire sait parler. Breton, latin, grec, anglais, russe, irlandais, croate, finnois, arabe, hongrois... « Jetant son âme dans toutes les langues, cherchant les dialectes où l'homme n'est pas dompté », Armand Robin entrecroise plus de vingt langues dans son univers sonore. Ses dons linguistiques font de lui un traducteur de génie et un auditeur implacable.
- Tout naturellement, pendant la guerre -d'abord au service du ministère de l'Information puis du côté de la Résistance-, il place son oreille à l'écoute des infos. Le voilà homme de radio, homme des radios du monde, mille antennes invisibles le reliant sans fil à l'univers. Qui sait écouter parle parfois haut. On pourrait l'imaginer passif, casque sur les oreilles. Le voilà très engagé, rejetant l'ordre établi, la barbarie : « Je ne serai jamais commode... ». « La correspondance d'un être est souvent ce qui le prolonge le mieux dans la durée », souligne-t-il dans son devoir d'agrégation sur Mme de Sévigné.
- Ses « Lettres aux nazis » l'honorent encore aujourd'hui. Elles ne lui coûtent pourtant pas la vie : il meurt un soir de garde à vue en 1961. '' Au nom de rien, on supprimera l'homme, on supprimera le nom de l'homme, il n'y aura plus de nom. Nous y sommes".
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Pratique
Les dates clés
1912, 19 janvier : naissance à Plouguernével
1918 : apprend le français à l'école publique de Rostrenen.
1931 : apprend ses premières langues étrangères
1933 : voyage en URSS, déception
1936 : rédige Le Temps qu'il fait à Rostrenen
1937 : Ma vie sans moi
1939 : Mort d'un arbre
1941 : employé au service des écoutes radio du ministère de l'information
1943-1961 : se rapproche des anarchistes, publie à la NRF, traduit, travaille pour la radio
1961 : meurt le 29 mars en garde à vue.
Pour en savoir plus
- Sur internet : Le site de Jean Bescond
http://armandrobin.org/
- A lire : Expertise de la fausse parole : chronique des radios étrangères (PUR-1998)
Armand Robin, ouvrage collectif (Skol Vreizh-2000).
Armand Robin, Le Monde d'une voix (Gallimard-1968)
- A voir : Rostrenen, sa maison natale à Gwaz kae.







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